
Le choeur.
Le retable du maître-autel en bois doré et polychromé offre un ensemble vraisemblablement monté au début du XIXe siècle avec des réemplois d'éléments antérieurs. Ainsi, le tabernacle en bois sculpté et doré ainsi que les deux anges sont du XVIIe siècle. Les vêtements des anges sont caractéristiques du règne de Louis XIV, avec ces chausses à l'antique et les cheveux très souples au vent. Les colonnades sont en faux marbre peint. Au centre, trône une Vierge les bras ouverts, en bois doré XVIIIe siècle.
L'autel au milieu du choeur, en bois foncé est contemporain, copie de celui du retable, mais d'un travail beaucoup plus soigné. On remarquera les emblèmes de la royauté, la main de justice et le sceptre du pouvoir.
Au dessus, une grosse lampe d'autel est suspendue au plafond. Elle est datée du XVIIIe s.
Si
vous passez derrière le retable, au fond du choeur, vous serez sûrement
surpris de l'acoustique parfaite qui y règne. A certains endroits, un
chuchotement à l'entrée de l'église se fait parfaitement
entendre ici comme si la personne était à côté. Le
vitrail de l'Agneau fut offert en 1998 et a été réalisé
par Patrick Rancoule, Maître Verrier sur la commune voisine.
Dans la sacristie, se trouve une fontaine à réservoir (XVIIIe s). Une petite cuve est aménagée dans le mur pour contenir l'eau, une tête sculptée dans le granit crache l'eau par sa bouche.
Remontons le côté Sud.
5 - Chapelle oratoire : un second grand tableau représente St Louis recevant les reliques de la Croix. Patron de l'église, ancêtre de Louis XIV, il trouve là sa place. La toile est signée Pierre-Jean Rieudemont, artiste carcassonnais ayant souvent oeuvré en Roussillon (Corbère, Néfiach...) au XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, la paroisse a achetée une relique du roi St Louis afin d'accentuer ce patronage. La fête de Mont-Louis est le 25 Août. Sur le pilier suivant, un tableau ex-voto à ND de l'Ermitage ou de Font-Romeu. Probablement fin XIXe s.
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- Chapelle de la Vierge du Rosaire : La Vierge à l'enfant
du retable est classée Monument Historique depuis le 23 Novembre 1948.
Une attitude élancée lui confère une grâce toute
particulière. L'enfant vient lui caresser de la main la joue. On remarque
que les mains sont vides et qu'il manque certainement un sceptre ou un objet
qui fut dérobé dans la main gauche du Christ et la droite de la
Vierge. En s'approchant on remarque le voile de Marie, avec ces lisérés
rouges et bleu sur un ensemble blanc, qui rappelle les tissus que l'on trouvait
à la fin du XVIIIe, au moment de la Révolution.
Une
vitrine abrite une Vierge du Mont-Carmel.
En porcelaine, la Vierge et l'Enfant sont entièrement habillés
de robes de velours marron (couleur du Carmel), couronnés, et portent
un globe doré pour l'enfant et un sceptre pour la Vierge. Ils tiennent
tous deux le scapulaire du Mont Carmel, deux petits rectangles de tissus que
les dévots mettent autour du cou en signe de consécration. Difficile
à dater XVIIIe, XIXe ou même XXe s.
7 - Chapelle St Antoine de Padoue. Un splendide retable en bois doré et sculpté, est surmonté d'une statuette du saint. A remarquer, les hauts reliefs en bois représentant l'Annonciation et la Visitation, ainsi que la porte du tabernacle avec le Bon Berger. Ce petit retable baroque est d'une belle facture, invitant à aller voir lesoeuvres du Roussillon.
8 - Chapelle St Sébastien. Rien de remarquable mis à part des statues en plâtre St Sulpiciennes. Juste une anecdote concernant St Sébastien. On raconte que la région était peu à peu contaminée par la peste. Les gens de Mont-Louis prièrent le saint, vénéré pour cela, et la ville fut épargnée. Il reste encore une dévotion particulière par la bénédiction de pains pour la fête de St Sébastien. Au bord du portail se trouve le baptistère.
Recherches et conceptions : Patrick RANCOULE - sources Archives Départementales de P.O / Perpignan