Les news du Puits des forçats

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Plongées dans le temps...
Après 2 ans de pause pour cause de dossier de classement à l'Unesco, le colonel Tachon a permis de relancer les travaux de recherches au puits avec les plongeurs de la CIN de Collioure, fin septembre 2010. Durant 4 jours, l'adjudant-chef Pierre Boulard, les adjudants Yves Larmet, Luc Margail et les caporaux-chefs Ghyslain Dubois, Julien Proust ont effectué une douzaine de plongées de dépollution. L'équipe des Pistes sous le contrôle des adjudants-chefs Nempont et Saint-Martin ont assuré la mise en place et le fonctionnement de l'ingénieux système de relevage. Merci également à tous ceux qui ont donné un coup de main pour le vidage du chariot et le triage des déchets, ce ne fut pas de trop !
Allez hop ! c'est parti pour une petite descente de 13 m à bord de la nacelle puis une plongée d'une douzaine de mètres. Dans une eau à 7°C, le travail se fait dans le noir absolu, la densité de la vase n'offrant aucune visibilité… il faut donc faire preuve d'astuce ! et nos plongeurs ne manquent ni de ressources, ni de muscles…
Si quelques mètres-cubes de déchets divers et de gravats ont encore été sortis lors de ce rude travail de fourmi, deux belles découvertes ont cependant donné le sourire à toute l'équipe et en particulier à Sylvie Candau, responsable du patrimoine : un petit seau en bois d'une contenance d'environ 2 litres et une très belle herminette, (outil servant pour travailler le bois), avec une lame certainement en fer du Canigou tant son état de conservation est bon. Le fond du puits n'est toujours pas atteint, et malgré des conditions difficiles de plongée, les plongeurs restent motivés pour continuer ces recherches lors d'une prochaine campagne, avec qui sait… quelques nouvelles trouvailles intéressantes ? Affaire à suivre…

L'équipe des plongeurs 2010  

Les seaux classés aux Monuments historiques

Concernant les seaux découverts lors des dernières plongées, un dossier en vue de leur classement aux Monuments Historiques a été déposé en 2006. La Commission nationale chargée de déterminer leur classement ou non, s'est réunie le 7 juin 2007, a donnée un avis favorable. Maintenant, nous attendons l'arrêté ministériel validant le classement. Le classement permet de faciliter l'obtention de subventions pour la restauration des seaux. Un devis a d'ores et déjà été demandé au centre Arc Nucléart de Grenoble ( les spécialistes de la restauration des bois gorgés d'eau), il s'élève à 21 000 € pour les 4 seaux et leurs ferrures.
La commune va prendre ses dispositions pour financer la restauration : jouer au loto !!!!

 

 

seaux puits des forçats

Seaux du XVIIe siècle

 

seaux puits des forçats

Seaux du XIXe siècle

Nouvelles découvertes à la Citadelle de Mont-Louis ou le Puits des Forçats devient le Puits des Seaux ! (octobre 2005)

Dans le cadre de la collaboration entre le Centre National d'Entraînement Commando et la Régie Tourisme et Patrimoine, le nouveau chef de corps, le lieutenant-colonel PIC a permis la poursuite des exercices de plongée en surface non libre au puits des forçats, initiés par son prédécesseur. Durant la dernière semaine de septembre, les plongeurs du Centre d'Instruction Nautique de Collioure, le sergent chef Kremser, les caporaux chefs Dailler, Dubois, Santiago menés par l'adjudant chef Grandmaison et efficacement sécurisés par l'adjudant chef Hernandez, l'adjudant Nempont et le caporal Bonnard - ont effectué 3 à 4 plongées par jour, assurant ainsi la dépollution et le nettoyage du site, sous l'œil attentif de Sylvie Candau, responsable patrimoine de la ville.

Si l'opération du mois de juin avait suscité une grande surprise lors de la découverte de deux seaux supposés être du XVIIe siècle, celle de septembre ne fut pas en reste : après quelques plongées dans 12 mètres d'une eau toujours à 6°, les plongeurs remontèrent coup sur coup, deux autres seaux, à la stupéfaction de tous ! Ceux-ci sont réalisés de façon plus archaïque, sans chaîne ni poignée de versement, et de forme dissemblable - l'un est tronconique, l'autre ressemble à un tonneau. Ils conservent néanmoins leurs cerclages de fer sur une structure de bois (châtaignier ?) et sont aussi dans un excellent état de conservation.

De fait, il faut réviser la lecture primitive des archives et envisager que ces seaux soient ceux tombés au fond du puits en 1820, alors que la paire découverte en juin serait les " remplaçants " du XIXe siècle. Le nettoyage du puits a également permis de remonter quelques pièces d'armement de la dernière guerre mondiale.

La profondeur du puits étant annoncée à 28 m, il reste à notre remarquable équipe quelques 3 mètres de sédimentation à explorer. Le puits n'a donc pas encore livré tous ses secrets et lors de futures plongées, on peut augurer de nouvelles découvertes qui permettront de mieux connaître et de mieux comprendre l'organisation de la vie quotidienne dans ce site prestigieux.